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# Les saisons hivernales moscovites de 1814-1815 furent plus brillantes et plus fournies que celles d'avant-guerre, en 1810-1811
- URL: https://theparnassian.com/fr/moskovskie-zimnie-sezony-1814-15-godov-byli-iarche-i-nasyshchennee-dovoennykh-sezonov-1810-11-gg-2/
- Published: 2025-04-06T14:05:45.000Z
- Updated: 2026-10-01T09:17:11.000Z
- Author: Alexandr Radayev
- Tags: Aristocratie, Archives, Moscou, Mœurs

Les saisons hivernales moscovites de 1814-1815 furent plus brillantes et plus fournies que celles d'avant-guerre, en 1810-1811\. On le comprend : les gens étaient exténués par les épreuves de la guerre, par les ruines, par la morosité générale et un deuil qui n'en finissait pas, et, le moment venu, ils sont revenus à la vie avec des forces neuves, plus grandes encore.

Sofia Alexandrovna Volkova (née Rimski-Korsakov) décrit une semaine de son existence, le 4 janvier 1815 :

**samedi** : bal chez les Obolensky jusqu'à cinq heures du matin ;  
**lundi** : bal chez Galitzine jusqu'à trois heures ;  
**jeudi** : bal costumé chez Riabinina ;  
**samedi** : soirée chez les Obolensky ;  
**dimanche** : déjeuner chez le comte Tolstoï, suivi aussitôt de danses ;  
**dimanche soir** : bal chez Galitzine.

> Tous ces bals sont si animés qu'on tourbillonne jusqu'à l'épuisement. Ensuite, on passe la moitié de la journée au lit, rompue de fatigue.

Rien d'étonnant à ce que, à ce régime, il ne restât plus trace de l'embonpoint de Volkova en février : on disait même que son amaigrissement avait quelque chose de maladif. La princesse Chakhovskaïa est tombée malade, elle aussi, de ces réjouissances sans fin, et la petite comtesse Bobrinskoy a été conduite à deux doigts de la mort par un refroidissement contracté dans un bal.

Cette année, beaucoup ont payé cher leurs danses,  
écrit Volkova à Lanskaïa.

Perdre un peu de poids en dansant ne serait certes pas un mal, mais se laisser dépérir comme Chakhovskaïa et Bobrinskoy, voilà qui n'est évidemment pas à recommander.