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# Non contente d'être un drame familial, « Aïda » se déroule dans l'Égypte antique, et son scénario, fort modeste, quatre pages, est l'œuvre de l'égyptologue Auguste Mariette
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- Published: 2017-07-09T21:46:23.000Z
- Updated: 2026-10-01T06:07:45.000Z
- Author: Alexandr Radayev
- Tags: Orient, Livres, Observations, Culture pop

Non contente d'être un drame familial, « Aïda » se déroule dans l'Égypte antique, et son scénario, fort modeste, quatre pages, est l'œuvre de l'égyptologue Mariette-Bey. Verdi a dû se donner du mal, car la matière première était d'emblée bien mince : Mariette avait simplement tiré l'histoire d'un papyrus ancien et l'avait racontée sans grands détails, sans même préciser l'époque exacte, l'ère des pharaons, et voilà tout.

Faut-il parler des dessous politiques de la création de l'opéra ? On voit mal comment interpréter autrement la commande personnelle du cheikh. Verdi, soit dit en passant, y a fort bien gagné sa vie : après avoir refusé une première fois, il a fini par se mettre à l'ouvrage et demandé 30 000 $ (en 1871, tout de même), livrant à son commanditaire, pour ce prix, une seule partition et le droit de la monter en Égypte, tous les autres droits restant entre ses mains.

À vrai dire, l'histoire de la composition de la musique et du livret est très intéressante, mais, sans même s'y plonger, on peut savoir que l'opéra passe pour l'un des chefs-d'œuvre de la musique classique.

Tito Gobbi, auquel est consacré le second livre, chantait justement le roi éthiopien Amonasro, père de l'esclave Aïda, avec Callas. Baryton, donc méchant. Tito avait pourtant débuté comme basse, mais il est vite passé au baryton. Sa biographie est singulière : juriste devenu chanteur de renommée mondiale, il s'est illustré au cinéma, dans les films d'opéra, lorsque sa voix a commencé à décliner.

Mais les meilleurs Amonasro, s'agissant d'Aïda avec Callas, sont reconnus en Raffaele De Falchi en 1950 et en Giuseppe Taddei dans la production de 1951.

Quant à moi, j'aime l'Amonasro de Mouslim Magomaïev.