> ## Content Index
> Fetch the complete content index at: https://theparnassian.com/fr/llms.txt
> Use this file to discover other available public pages before exploring further.

# HABITANTS DE LENINGRAD, MES ENFANTS !
- URL: https://theparnassian.com/fr/leningradtsy-deti-moi/
- Published: 2017-04-07T11:11:38.000Z
- Updated: 2026-10-01T09:30:08.000Z
- Author: Alexandr Radayev
- Tags: Almaty, Livres, Société, Personnalités, Saint-Pétersbourg

Djamboul Djabaïev

Habitants de Leningrad, mes enfants !  
Habitants de Leningrad, ma fierté !  
Dans le courant d'un ruisseau de la steppe  
J'aperçois le reflet des eaux de la Neva.  
Si, le long des crêtes enneigées,  
Mon regard de vieillard vient à glisser,  
Je vois les voûtes de vos ponts,  
Le bleu des aurores de la Baltique,  
Les essaims des lanternes du soir,  
Les pointes des toits dorés…  
Habitants de Leningrad, mes enfants !  
Habitants de Leningrad, ma fierté !  
Ce n'est pas pour sentir la puanteur des brigands  
Que j'ai vécu en ce monde ;  
Ce n'est pas pour cela, frères, que je vous ai servis,  
Pour que le reptile rampant se faufile  
Dans la ville de conte, dans la ville-jardin ;  
Ce n'est pas pour cela que Leningrad  
A ensorcelé le regard de Djamboul !  
Mais j'ai vécu en ce monde  
Pour que la racaille des brigands fascistes,  
Sans avoir le temps de bondir en arrière,  
Dépose ses os de loups  
Devant vos grilles sacrées.  
Voilà pourquoi vers le nord courent  
Les ornières des rails du Kazakhstan,  
Voilà pourquoi la Neva est gardée  
Par les bords de vos quais,  
Habitants de Leningrad, mes enfants,  
Habitants de Leningrad, ma fierté,  
Djamboul se souvient de vos aïeux,  
Il se souvient de vos bisaïeux :  
On les exilait dans son aoul,  
Et il entendait le tintement de leurs chaînes.  
Ayant survécu à quatre tsars,  
J'ai éprouvé leur férocité ;  
Je voulais que tombe au plus vite  
Leur forteresse de Saint-Pétersbourg ;  
Au grondement de ma corde,  
Déjà chenu, je chantais  
La marche terrible de la vague de la Baltique,  
Où bouillonnait la colère de tout un peuple.  
C'est dans vos maisons élancées  
Que l'éclat des mots-rayons de Lénine  
A joué pour la première fois dans les ténèbres !  
C'est à vous, et à nul autre,  
Qu'échut le premier assaut de ses discours  
Et le premier geste de sa main !  
Les dons de vos meilleures machines-outils,  
Kirov nous les a apportés non sans raison :  
Nous sommes vos parents depuis longtemps,  
Plus proche qu'un frère, plus proche qu'une sœur  
Est Alma-Ata de Leningrad.  
…  
Qu'entend donc Djamboul à présent ?  
À votre porte d'acier s'acharne  
Comme s'il avait jeûné une éternité —  
Un boa multicéphale et avide,  
Rendu fou par ses pertes…  
Il crèvera à vos barrières !  
Sans dents et sans écailles,  
Le serpent sifflera dans ses convulsions !  
Les rossignols chanteront de nouveau,  
Notre famille sera de nouveau libre,  
Habitants de Leningrad, mes enfants,  
Habitants de Leningrad, ma fierté !  
• • • •  
Leningrad est plus fort et plus redoutable  
Qu'en aucune des années passées :  
Il est prêt à repousser l'assaut !  
On ne fendra pas ses pierres,  
On ne piétinera pas ses jardins.  
Vers Leningrad, de tous les confins,  
Se dirigent les trains,  
Nos villages et nos villes  
Accompagnent leurs combattants.  
Le regard du pays est orageux, couleur de plomb,  
Et la bride est déjà prête  
Pour les canailles qui ont passé les bornes.  
…  
De grands combats nous attendent,  
Mais les ennemis n'auront pas de répit !  
Je suis incapable de dormir aujourd'hui…  
Que mes chansons, amis, vous soient un renfort  
À l'aube,  
Habitants de Leningrad, mes enfants,  
Habitants de Leningrad, ma fierté !  
septembre 1941

*Traduction littérale*

Traduit du kazakh par M. Tarkovski (abrégé)