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# L'icône du « Synaxe des saints martyrs de Chine » célèbre les orthodoxes qui subirent la mort du martyre lors de la révolte des Boxers, à Pékin, en 1900
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- Published: 2026-02-03T10:20:52.000Z
- Updated: 2026-10-01T05:49:00.000Z
- Author: Alexandr Radayev
- Tags: Foi, Orient, Patrimoine

Au début du XXe siècle, Pékin comptait quelques centaines d'orthodoxes, dont presque tous furent tués au cours du soulèvement des Boxers (les « ihetouan ») contre l'ingérence étrangère. Plusieurs dizaines de milliers d'hommes prirent part à la révolte. En juin 1900, des massacres de ressortissants étrangers et de diplomates commencèrent à Pékin et dans ses environs ; on se mit à détruire les églises chrétiennes, les missions, les écoles, les hôpitaux et les maisons, et à tuer les fidèles, y compris les Chinois convertis au christianisme, en les livrant à la torture, en exigeant d'eux qu'ils abjurent et foulent aux pieds les symboles chrétiens.

La plus effroyable fut la « Saint-Barthélemy de Pékin », dans la nuit du 23 au 24 juin 1900, lorsque les « ihetouan » attaquèrent les maisons de tous les chrétiens de la capitale, exterminant littéralement des familles entières, brûlant vifs ceux qu'ils avaient enfermés dans leurs demeures, tranchant des têtes et frappant à mort. Au matin, environ 30 000 chrétiens de diverses confessions avaient été tués.

La Mission ecclésiastique russe fut entièrement détruite, avec ses deux églises, sa bibliothèque, son école et son hospice. Parmi les victimes figuraient au moins 222 chrétiens orthodoxes, dont des Russes : hommes, vieillards, femmes et enfants. Mais un nombre plus grand encore de morts avaient été mutilés à tel point qu'il était impossible de les identifier. Le prêtre orthodoxe, le père Mitrophane, sa femme, sa belle-fille et ses enfants subirent le martyre.

Mais les persécutions ne cessèrent pas au matin : elles se poursuivirent après le 24 juin. Au bout du compte, parmi les ressortissants étrangers de Pékin, seuls survécurent les rares habitants du Quartier des légations.

Les martyrs chinois furent canonisés par l'Église orthodoxe russe comme saints à vénération locale en 1902\. C'est alors que fut peinte leur icône et composé un office particulier. La vénération à l'échelle de toute l'Église du « hiéromartyr Mitrophane, prêtre, et des nombreux martyrs qui souffrirent avec lui, ayant reçu les couronnes du martyre à Pékin en 1900 » fut instaurée en 2016.